Protection du littoral : Kribi recherche 4 milliards de FCFA pour une digue de 600 mètres
PremiumConfrontée au recul accéléré de son trait de côte, la ville de Kribi veut mobiliser 4 milliards de FCFA pour construire une digue de protection de 600 mètres. L’ouvrage doit contribuer à préserver les infrastructures, les activités touristiques et les équipements installés sur le littoral.
Confrontée au recul accéléré de son trait de côte, la ville de Kribi veut mobiliser 4 milliards de FCFA pour construire une digue de protection de 600 mètres. L’ouvrage doit contribuer à préserver les infrastructures, les activités touristiques et les équipements installés sur le littoral.
À Kribi, l’érosion côtière prend désormais une dimension économique. La municipalité de cette ville balnéaire de la région du Sud cherche à mobiliser 4 milliards de FCFA pour financer la construction d’une digue de protection longue de 600 mètres. Le projet vise en priorité les secteurs les plus exposés au recul du trait de côte, alors que plusieurs infrastructures et activités économiques sont installées à proximité immédiate de la mer.
À la plage de Wamié, à l’entrée de la ville, les effets du phénomène sont particulièrement visibles. Le recul du littoral fragilise les plages, les installations touristiques et certains équipements liés aux activités de pêche. À terme, les infrastructures routières pourraient également être exposées. La route nationale n°7, qui relie Kribi au reste du pays, figure parmi les équipements considérés comme vulnérables.
Un littoral soumis à une pression croissante
Les travaux scientifiques consacrés au littoral de Kribi font état d’une accélération de l’érosion au cours des dernières décennies. Des recherches menées notamment par des équipes des Universités de Douala, de Yaoundé I et de Liège ont documenté l’évolution du trait de côte après la mise en service du port en eau profonde.
Certaines zones sont ainsi passées d’une situation relativement stable à un recul plus marqué. Des travaux publiés en 2022 font notamment état d’un taux moyen passé d’environ 0,9 mètre par an entre 2000 et 2015 à près de 2 mètres par an entre 2015 et 2020 dans certains secteurs. Des études plus récentes, fondées notamment sur l’exploitation d’images satellitaires et la méthode DSAS, confirment la vulnérabilité de plusieurs portions du littoral.
L’évolution du trait de côte résulte toutefois de plusieurs facteurs. Les chercheurs évoquent à la fois les phénomènes naturels, notamment les houles, les courants littoraux et l’élévation du niveau de la mer, et les transformations liées aux aménagements côtiers. La digue du port autonome de Kribi, longue d’environ 1 355 mètre
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