Secteur agropastoral et halieutique : Le gouvernement mobilise 400 millions de FCFA auprès de la BCPME

Les ressources sont destinées à soutenir la commercialisation du riz local et des produits issus de farines panifiables locales.
Le ministère du Commerce et la Banque camerounaise des petites et moyennes entreprises (BCPME) ont signé, mardi 18 août 2026 à Yaoundé, un accord de partenariat portant sur 400 millions de FCFA. La convention a été signée par Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce, et Amadou Haman, directeur général adjoint de la BCPME.
Les ressources doivent contribuer au financement des circuits de production, de transformation et de distribution des produits issus des filières ciblées par le Plan intégré d’import-substitution agropastoral et halieutique (PIISAH).
Sur les 400 millions de FCFA prévus, 250 millions sont destinés au financement de nouvelles activités d’exposition, de dégustation et de commercialisation du pain et des viennoiseries fabriqués à partir de farines locales panifiables. Les 150 millions restants sont affectés à la production et à la commercialisation du riz local.
Selon Amadou Haman, l’objectif est de financer les différents maillons des chaînes de valeur concernées, de la production à la distribution, en passant par la logistique et la transformation. La convention doit ainsi contribuer à rapprocher les produits locaux des consommateurs et à structurer leurs circuits de distribution.
40 milliards de FCFA déjà mobilisés pour sept filières
Cette nouvelle enveloppe porte à 40 milliards de FCFA les financements dont la BCPME a déjà bénéficié dans le cadre de l’accompagnement de sept filières ciblées par la politique d’import-substitution. Il s’agit du riz, du maïs, du poisson, du lait, de l’huile de palme, du blé et du soja.
Pour le ministre du Commerce, l’enjeu ne se limite pas à l’augmentation de la production nationale. Il s’agit également de permettre aux produits locaux d’accéder aux marchés et de toucher durablement les consommateurs.
Le partenariat conclu avec la BCPME doit ainsi accompagner l’ensemble de la chaîne de valeur autour du riz et des farines panifiables.
Pour Luc Magloire Mbarga Atangana, le Cameroun dispose d’un potentiel agricole, halieutique et pastoral important, alors qu’une partie de la demande nationale reste couverte par les importations. Le PIISAH vise, dans ce contexte, à renforcer la production nationale, développer les chaînes de valeur locales et réduire progressivement la dépendance du pays vis-à-vis de l’extérieur.
Recevez notre briefing économique
Tous les jours avant 10h dans votre boîte mail





