Pénétrante nord de Yaoundé : Les travaux de dédoublement stagnent à 26% d’avancement après deux ans de travaux

Lancé en juillet 2024, le dédoublement de la pénétrante nord de Yaoundé n’affiche encore que 25,91% d’exécution à fin juillet 2026, alors que près de 90% du délai contractuel sont déjà consommés. Un an après la signature des contrats de sous-traitance pour le déplacement des réseaux, les mêmes contraintes continuent de freiner le chantier confié à Arab Contractors.
Les travaux de dédoublement de la pénétrante nord de la ville de Yaoundé, entre Olembé et l’échangeur d’Obala, avancent à pas comptés. Entre début juin 2025, où le chantier n’affichait que 18% de niveau d’exécution, et fin juillet 2026, le projet n’a progressé que de 7,91 points, portant son taux d’avancement global à 25,91%.
Lancé en juillet 2024, le dédoublement de la pénétrante nord de Yaoundé n’affiche encore que 25,91% d’exécution à fin juillet 2026, alors que près de 90% du délai contractuel sont déjà consommés. Un an après la signature des contrats de sous-traitance pour le déplacement des réseaux, les mêmes contraintes continuent de freiner le chantier confié à Arab Contractors.
Les travaux de dédoublement de la pénétrante nord de la ville de Yaoundé, entre Olembé et l’échangeur d’Obala, avancent à pas comptés. Entre début juin 2025, où le chantier n’affichait que 18% de niveau d’exécution, et fin juillet 2026, le projet n’a progressé que de 7,91 points, portant son taux d’avancement global à 25,91%.
« Malgré la progression des interventions sur plusieurs fronts, le niveau d’avancement du projet demeure en deçà des objectifs au regard du délai contractuel consommé », indique le maître d’ouvrage. Au 27 juillet 2026, « les travaux de chaussée et d’assainissement s’améliorent », fait-on savoir au ministère des Travaux publics. Sur le terrain, les équipes d’Arab Contractors s’activent, mais le niveau d’exécution reste très en retrait par rapport au calendrier initial. À titre de comparaison, 89,11% du délai contractuel étaient déjà consommés à la mi-juillet, selon les données du ministère.
Dans le détail, « l’entreprise a poursuivi la pose des bordures du terre-plein central entre les points kilométriques (PK) 14+475 et PK 15+200, côté gauche. Les travaux de protection ont également évolué avec la réalisation des perrés maçonnés au droit du dalot OH16 (PK 13+296), tandis que l’aménagement des fossés triangulaires progresse entre les PK 14+275 et PK 14+675, toujours côté gauche ».
Les travaux de chaussée restent cependant concentrés sur quelques sections seulement du projet. À ce jour, 9 194 mètres linéaires de couche de fondation en grave latéritique naturelle, 6 650 mètres linéaires de couche de base en grave concassée et 2 700 mètres linéaires de couche de roulement en béton bitumineux ont été réalisés.
L’entreprise continue par ailleurs de faire face à plusieurs difficultés, notamment la non-libération de l’emprise entre les PK 0+000 et PK 3+000, la présence des réseaux des concessionnaires CAMTEL, ENEO et CAMWATER, ainsi que des points techniques et contractuels liés aux prix nouveaux. « Des actions sont engagées par le maître d’ouvrage afin de lever progressivement ces contraintes et de permettre une accélération des travaux sur les sections concernées », souligne-t-on au ministère des Travaux publics.
Les contrats de sous-traitance pour le déplacement des réseaux ont finalement été signés avec les concessionnaires le 4 juin 2025. La Camwater y était représentée par son directeur général, Blaise Moussa. Un peu plus d’un an après, ces mêmes réseaux continuent pourtant de freiner l’avancement des travaux.
Le dédoublement de l’entrée nord de Yaoundé porte sur un linéaire d’environ 22 km, traversant les départements du Mfoundi, de la Mefou et Afamba et de la Lekié. Il consiste à porter la route existante à 2×2 voies et intègre notamment la réhabilitation des assainissements et la modernisation de la signalisation, en plus de la construction d’un échangeur. Confié à Arab Contractors Cameroon Ltd à l’issue d’un appel d’offres restreint, le marché s’élève à environ 22,7 milliards FCFA hors taxes pour les travaux, auxquels s’ajoute le contrôle technique confié au groupement Integc/Sinogeo/GE, pour un coût total avoisinant les 27 milliards FCFA toutes taxes comprises. Le financement provient des reliquats des accords de prêts conclus avec la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) dans le cadre des projets d’aménagement des routes Batchenga–Ntui–Yoko–Léna–Tibati–Ngaoundéré et Ketta–Djoum, complétés par des ressources propres de l’État du Cameroun.
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