Paiement numérique : Le GIMAC officialise la norme QR Code interopérable de la CEMAC

Le Groupement Interbancaire Monétique de l’Afrique Centrale (GIMAC) a procédé le 29 juillet 2026, au lancement officiel de la norme QR Code interopérable de la CEMAC, une étape charnière dans la construction d’un espace de paiement numérique unifié pour les six pays de la sous-région (Cameroun, Gabon, Congo, République centrafricaine, Guinée équatoriale et Tchad).
Validée par le Comité Ministériel de l’UMAC en avril 2026, cette norme technique permet à tout client (compte bancaire, portefeuille mobile money ou compte de microfinance) de régler ses achats par simple scan, quel que soit son établissement. Le dispositif s’appuie sur GIMACPAY, l’écosystème convergent carte-mobile-transfert déployé depuis 2021, qui a traité plus de seize millions de transactions mobiles en 2025.
Le lancement intervient à la veille d’un atelier de deux jours, également organisé à Douala, consacré à la révision de la grille tarifaire du GIMAC. Devant les participants (banques, établissements de microfinance, établissements de paiement et agrégateurs) le Directeur Général du GIMAC, Guy Noël Londongo, a resitué cette double actualité dans une même dynamique de fond. « Ce projet de révision n’est pas un simple ajustement technique. C’est un choix stratégique. Celui de bâtir une tarification plus juste, plus inclusive, capable de porter l’inclusion financière dans toute la CEMAC », a-t-il déclaré.
Le dirigeant a également rappelé les limites identifiées après plus de trois ans d’exploitation de GIMACPAY : « Des petits montants trop coûteux, un effet de saucissonnage des transactions, des plafonds à mieux ajuster à la réalité du marché. » Autant de constats qui nourrissent, selon lui, la nécessité d’harmoniser à la fois les normes techniques, comme le QR Code, et la tarification qui les accompagne.
La norme avait déjà été testée grandeur nature au Gabon, où le programme MaDigiPaie, lancé le 15 juillet 2026 à Libreville, a servi de vitrine régionale. Son extension aux cinq autres États membres doit désormais s’accélérer, dans un contexte de concurrence avec l’UEMOA, où la BCEAO exploite sa propre plateforme interopérable PI-SPI depuis septembre 2025.
Pour le Directeur Général du GIMAC, l’enjeu dépasse la seule technique : « Je vous invite à une réflexion franche, constructive, tournée vers un objectif commun : faire de GIMACPAY le moteur incontesté des paiements interopérables en Afrique Centrale. » Banques, opérateurs de mobile money et institutions de microfinance sont désormais appelés à intégrer ce standard commun, pièce maîtresse de la stratégie d’inclusion financière de la BEAC dans la zone CEMAC.
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