Nucléaire : Les premiers résultats de la coopération entre le Cameroun et l’AIEA

Présent à la 70e Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique, le Cameroun a mis en avant les avancées enregistrées dans la sûreté nucléaire, la médecine et les applications des technologies nucléaires.
La 70e Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) se tient du 14 au 18 septembre 2026 à Vienne, en Autriche. Les travaux portent notamment sur les programmes de coopération technique, les orientations de l’Agence, l’utilisation du nucléaire civil, la non-prolifération et les garanties, ainsi que sur les questions relatives à la sûreté et à la sécurité nucléaires.
Prenant la parole le 15 septembre, Madeleine Tchuinte, ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation (Minresi), a rappelé l’appui apporté par l’AIEA au Cameroun dans le renforcement du cadre législatif et réglementaire relatif à la sûreté radiologique et à la sécurité nucléaire.
La coopération entre les deux parties s’est notamment traduite par le renforcement du dispositif réglementaire national. La ministre a cité le décret du 2 février 2026 fixant les redevances et taxes applicables aux rayonnements ionisants. Elle a également évoqué l’étude de faisabilité consacrée au nucléaire civil, engagée dans une perspective de diversification du mix énergétique et de réduction des émissions de carbone.
Des applications dans la santé
La coopération avec l’AIEA produit également des résultats dans le secteur de la santé. Le Cameroun bénéficie notamment d’une unité de mammographie installée à l’Hôpital général de Douala dans le cadre de l’initiative « Rayons d’espoir », consacrée au dépistage et à la prise en charge du cancer du sein.
Plus largement, le Cameroun et l’AIEA mettent en œuvre un programme de coopération technique consacré à plusieurs priorités nationales, notamment la radioprotection et la médecine nucléaire. Ce dispositif couvre plusieurs domaines d’application des technologies nucléaires.
Les priorités retenues concernent notamment la santé humaine et la nutrition, la production et la santé animales, le développement des ressources humaines, les ressources en eau, les ressources énergétiques, les ressources minérales et les applications industrielles. Elles incluent également la sûreté radiologique, la protection de l’environnement, l’alimentation et l’agriculture.
À travers cette coopération, l’AIEA accompagne ainsi le Cameroun dans l’utilisation des technologies nucléaires à des fins civiles, avec des applications qui dépassent le seul secteur énergétique et touchent plusieurs secteurs de développement.
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