Gabon : Le gouvernement injecte 55 milliards de FCFA dans le secteur de la santé

Ces fonds sont destinés aux investissements, à la réouverture des services de restauration hospitalière et au soutien de la trésorerie de la CNAMGS.
À l’occasion de la Fête de la Libération, célébrée le 30 août 2026 à Makokou, le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a annoncé une enveloppe de 55 milliards de FCFA pour le secteur de la santé. Cette enveloppe comprend 44 milliards de FCFA destinés aux investissements dans le plateau technique national, 6 milliards pour la réouverture des services de restauration hospitalière et 5 milliards injectés dans la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) afin de soulager sa trésorerie.
Cette annonce s’accompagne d’une exigence de traçabilité des recettes propres générées par les établissements hospitaliers. Les actes médicaux, consultations et examens génèrent des ressources dont la gestion est appelée à faire l’objet d’un suivi renforcé.
Cette question intervient dans un contexte marqué par les tensions de trésorerie de la CNAMGS. À la fin de l’exercice 2025, la caisse enregistrait une dette comprise entre 7 et 8 milliards de FCFA auprès des officines pharmaceutiques privées, selon les données sanitaires nationales.
L’exécutif prévoit également une restructuration des quotes-parts d’intéressement prélevées sur les recettes propres des établissements hospitaliers. L’objectif affiché est d’harmoniser les règles entre les structures hospitalières civiles et militaires, en mettant fin aux disparités de rétrocession et en instaurant des mécanismes d’allocation standardisés.
Désormais, l’attribution des crédits budgétaires est liée à une obligation de reddition de comptes et d’efficience opérationnelle. La gestion des recettes propres des établissements hospitaliers constitue ainsi un volet de cette nouvelle orientation du financement du secteur sanitaire.
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