Fogadac : Plus de 345 milliards FCFA de réserve d’intervention au 30 juin 2026

La structure se targue d’un portefeuille de placement de 207 milliards de FCFA, ayant généré 8,38 milliards de FCFA de revenus au premier semestre de l’année en cours.
Au 30 juin 2026, le Fonds de garantie des dépôts en Afrique centrale (Fogadac) disposait déjà d’une réserve d’intervention de 345,8 milliards de FCFA, contre 325,7 milliards un an plus tôt, et d’un portefeuille de placement de 207 milliards de FCFA, ayant généré 8,38 milliards de FCFA de revenus au premier semestre 2026. Le Fogadac maintient son objectif d’atteindre 1 000 milliards de FCFA d’ici 2036.
C’est ce qui ressort de la réunion du Comité de direction de la structure, tenue le vendredi 17 juillet 2026 à Brazzaville, au Congo. Les travaux, présidés par Yvon Sana Bangui, gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), ont abouti à la création d’un Comité d’investissement et à la validation d’un nouveau dispositif de délégation des signatures. Le recrutement de cadres supérieurs est également engagé. Sur 206 candidatures reçues, un comité ad hoc doit encore départager les prétendants aux postes de Risk Manager et de Responsable informatique. Le cabinet Homme & Développement a par ailleurs été retenu pour élaborer le futur statut du personnel.
Les travaux se sont conclus par deux nominations du Gabonais Désiré Louzolo Tsoumbou au poste de secrétaire permanent, et du Camerounais Marcel Ombolo Andela comme secrétaire permanent adjoint. Tous deux bénéficient d’un mandat de trois ans, renouvelable une fois. Le second est par ailleurs contrôleur à la Commission bancaire de l’Afrique centrale.
La structure peut, sur saisine du Secrétariat général de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac), apporter son concours à l’assainissement financier ou à la reprise totale ou partielle des activités d’un établissement de crédit dont la bonne fin des engagements est compromise.
Le Fogadac a notamment pour mission de contribuer à la stabilité du système bancaire de la Cemac et de protéger les déposants, en soutenant les établissements de crédit en difficulté afin d’éviter les crises systémiques, et en indemnisant les déposants en cas de défaillance d’un établissement de crédit. La structure garantit les dépôts éligibles pour renforcer la confiance du public dans le système financier régional, et gère un fonds alimenté par les cotisations obligatoires des banques de la zone Cemac.
Pour mémoire, l’institution est restée seize ans sans véritable activité, en raison du retard pris dans l’adoption des textes réglementaires nécessaires à son fonctionnement. Une première étape a été franchie le 24 juin 2025, avec la tenue de la première réunion du Comité de direction à Bangui. Quelque temps après, le 6 octobre 2025, le conseil d’administration a officiellement enclenché la mise en route du Fonds.
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