Financement : La BID explore de nouveaux axes de coopération avec le Cameroun
PremiumAprès près de cinq décennies de partenariat, le Cameroun et le Groupe de la Banque islamique de développement préparent un nouveau cadre d’engagement pour la période 2027-2029, avec des priorités annoncées autour de l’industrialisation, de l’énergie, de l’agriculture et du développement du secteur privé.
Le Cameroun et le Groupe de la Banque islamique de développement (BID) veulent donner une nouvelle orientation à leur coopération. Réunis à Yaoundé du 14 au 18 septembr…
Après près de cinq décennies de partenariat, le Cameroun et le Groupe de la Banque islamique de développement préparent un nouveau cadre d’engagement pour la période 2027-2029, avec des priorités annoncées autour de l’industrialisation, de l’énergie, de l’agriculture et du développement du secteur privé.
Le Cameroun et le Groupe de la Banque islamique de développement (BID) veulent donner une nouvelle orientation à leur coopération. Réunis à Yaoundé du 14 au 18 septembre 2026 à l’occasion de la Journée du Groupe de la BID au Cameroun, les deux parties ont lancé le processus de préparation du Cadre d’engagement pays 2027-2029. Ce document doit définir les priorités de leurs interventions pour les trois prochaines années.
Le partenariat entre les deux parties remonte à près de 50 ans. Le portefeuille actuel du Groupe de la BID au Cameroun compte 14 projets couvrant plusieurs secteurs de l’économie, notamment l’énergie, les infrastructures, l’agriculture, l’éducation, la santé, les PME et le secteur financier.
Certaines opérations occupent une place particulière dans cette coopération. La BID a notamment été le premier partenaire financier multilatéral à soutenir le Plan présidentiel de reconstruction et de développement des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, à hauteur d’environ 22,38 millions de dollars, soit près de 19 milliards de FCFA. Dans l’éducation, elle finance également le Projet d’appui à l’éducation de base au Cameroun pour près de 40 millions de dollars, correspondant à environ 23,3 milliards de FCFA.
Le prochain cadre de partenariat doit permettre de mieux coordonner ces interventions et d’identifier de nouveaux domaines de financement. Rami Ahmad, vice-président chargé des opérations de la BID, a indiqué que les travaux engagés à Yaoundé doivent conduire à l’élaboration conjointe d’un document stratégique fixant les priorités du partenariat pour la période 2027-2029.
Pour le gouvernement camerounais, cette nouvelle séquence doit également permettre de mobiliser davantage les instruments de la finance islamique. « Divers instruments innovants seront mis à contribution », a déclaré Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire. Il a notamment cité le guichet concessionnel de la BID comme un levier destiné à soutenir les partenariats public-privé, le secteur privé, le commerce et l’investissement.
Des priorités élargies
Le prochain cycle de coopération devrait accorder une place plus importante à la transformation structurelle de l’économie. Le Premier ministre Joseph Dion Ngute a cité l’industrialisation, la transformation locale des matières premières, la sécurité alimentaire, l’énergie, l’emploi des jeunes, l’autonomisation économique des femmes et le développement du secteur privé parmi les priorités attendues.
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