Est : 4,5 milliards de FCFA pour l’entretien de 6 axes routiers

L’évaluation de l’état de certains axes routiers de la région de l’Est, l’examen des contrats en cours et l’identification des mesures immédiates, étaient au centre de la concertation du 1er juillet 2026 au ministère des Travaux publics. Prescrite par le chef dudit département ministériel, la rencontre était présidée par le Secrétaire d’État auprès du Mintp chargé des Routes, Armand Ndjodom, qui avait autour de lui les représentants des sociétés forestières sous convention, du Fonds Routier et des responsables du ministère.
L’assise s’est tenue dans le but d’améliorer le dispositif d’entretien des routes de la région de l’Est et d’accélérer l’exécution des contrats en cours. L’objectif principal étant de faire un état des lieux du réseau routier de cette région, d’identifier les axes prioritaires nécessitant une intervention et de définir les modalités susceptibles d’assurer une amélioration durable de leur niveau de service.
Ce qui ressort des échanges c’est l’existence de plusieurs axes nécessitant une prise en charge urgente du fait du niveau avancé de la dégradation. Il faut retenir que ces tronçons ne sont pas couverts des contrats d’entretien. Six d’entre eux ont été identifiés comme étant en situation d’urgence. Dans le département de la Boumba-et-Ngoko, les routes Yokadouma–Tembe (110 km) et Tembe–Moloundou (111 km), sur la Nationale 10, figurent parmi les priorités, de même que la route régionale R0214 Ngatto Nouveau Gribé – Ngatto Ancien (90 km).
Dans le département de la Kadey, la route régionale Batouri (intersection N10) – Gogadji – Fleuve Kadey (51,50 km), fortement dégradée, nécessite également une intervention. Dans le Lom-et-Djérem, la route communale Mandjou – Ndong Mbomé (12 km) a également été retenue. Ici, « des mesures sont en cours et qui permettront de fédérer les efforts du MINTP à ceux des sociétés forestières, pour un entretien efficace des axes routiers concernés ».
Enfin, dans le Haut-Nyong, les axes Dimako – Ngoyla (35 km) et Angossas – Limite Mboma (10 km) appellent également des travaux d’entretien. Pour ces interventions, le cout prévisionnel est estimé à un peu plus de 4,5 milliards de FCFA (4 520 065 714 FCFA).
Corine Esse, Conseiller Technique n°2 a relevé que les résultats obtenus sur les routes entretenues avec l’implication des sociétés forestières sont globalement plus satisfaisants que ceux enregistrés sur certains chantiers exécutés par des entreprises de travaux publics. Ainsi a-t-elle proposé qu’« une préqualification des sociétés forestières expérimentées soit désormais intégrée dans les dossiers d’appel d’offres, afin de permettre à ces entreprises de concourir dans les meilleures conditions aux marchés d’entretien routier ».
Dans un délai de 7 jours, une équipe devra faire un état des lieux complet du réseau routier de la région de l’Est. La mission est également appelée à proposer une stratégie opérationnelle servant de boussole à la mise en œuvre d’un entretien routier régulier et permanent, garantissant la circulation en toute saison.
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