Commerce : Le climat des affaires entre le Cameroun et les États-Unis au cœur du premier dialogue économique
PremiumYaoundé et Washington veulent identifier de nouvelles opportunités d’investissement et de commerce, alors que le Cameroun plaide pour sa réintégration à l’Agoa et un accompagnement américain à la transformation locale.
Le Cameroun et les États-Unis veulent donner un nouvel élan à leur coopération économique et commerciale. Le premier dialogue économique et commercial entre les deux pays se tient ce 26 août 2026 à Yaoundé, avec pour principaux enjeux l’amélioration du climat des affaires, l’identification de nouvelles opportunités d’investissement et le renforcement des échanges bila…
Yaoundé et Washington veulent identifier de nouvelles opportunités d’investissement et de commerce, alors que le Cameroun plaide pour sa réintégration à l’Agoa et un accompagnement américain à la transformation locale.
Le Cameroun et les États-Unis veulent donner un nouvel élan à leur coopération économique et commerciale. Le premier dialogue économique et commercial entre les deux pays se tient ce 26 août 2026 à Yaoundé, avec pour principaux enjeux l’amélioration du climat des affaires, l’identification de nouvelles opportunités d’investissement et le renforcement des échanges bilatéraux.
Les contours de cette rencontre ont été présentés le 24 août par John G. Robinson, chargé d’affaires par intérim à l’ambassade des États-Unis au Cameroun, lors d’une audience avec Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire.
« Nous allons discuter des mesures pour améliorer le climat des affaires. Nous allons aussi identifier les opportunités de commerce et d’investissements entre le Cameroun et les États-Unis », a expliqué le diplomate américain. Les discussions doivent notamment porter sur les secteurs de la technologie, de l’agriculture, de l’énergie et des mines.
L’objectif est également de rapprocher les priorités de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) des orientations de la politique commerciale américaine en Afrique. À terme, les deux parties envisagent d’instaurer un cadre de dialogue économique régulier. Une délégation du gouvernement camerounais pourrait notamment se rendre à Washington en 2027 pour poursuivre les discussions engagées à Yaoundé.
Le Cameroun veut retrouver l’Agoa
La question de l’accès au marché américain occupe une place particulière dans ces discussions. Suspendu de l’African Growth and Opportunity Act (Agoa) depuis 2020, le Cameroun souhaite retrouver le bénéfice de ce régime préférentiel qui permet aux pays éligibles d’exporter certains produits vers les États-Unis sans droits de douane.
Le sujet a notamment été abordé lors d’une rencontre entre Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce, et John G. Robinson. Pour le membre du gouvernement, la réintégration du Cameroun constitue un enjeu important de la relation commerciale bilatérale.
Yaoundé souhaite toutefois aller au-delà de la seule restauration de l’accès préférentiel au marché américain. Le ministre plaide pour un accompagnement permettant de renforcer les capacités de production et de transformation locales. « On veut réintégrer l’AGOA, mais on veut l’AGOA avec une assistance technique portée sur le financement de la production et la transformation locale de nos produits pour parvenir à l’exportation », a-t-il déclaré.
Mis en place en 2000, l’Agoa ouvre, sous conditions d’éligibilité, un accès préférentiel au marché américain à plus de 1 800 produits provenant des pays d’Afrique subsaharienne. Le dispositif couvre notamment les produits agricoles, le textile et certains produits manufacturés.
En 2023, les échanges commerciaux entre les États-Unis et les pays bénéficiaires de l’Agoa ont atteint 47 milliards de dollars, dont 29,3 milliards de dollars d’importations américaines en provenance d’Afrique et 18,3 milliards de dollars d’exportations américaines vers ces pays.
Pour le Cameroun, le nouveau dialogue constitue ainsi une occasion de relancer les discussions sur l’accès au marché américain, mais aussi de renforcer l’attractivité du pays pour les investisseurs et de mieux intégrer les entreprises locales aux chaînes de valeur internationales.
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