BVMAC : L’indice All Share recule de 0,46% sous la seule pression de BGFI Holding Corporation

Un seul titre recule, et toute la place boursière de Douala bascule dans le rouge. Le lundi 6 juillet, la Bourse des Valeurs Mobilières de l’Afrique Centrale (BVMAC) a clôturé sa séance sur une baisse de 0,46% de son indice All Share, retombé à 1 150,79 points. En apparence, l’activité s’est diffusée sur quatre valeurs. Mais en réalité, le compartiment actions reste l’otage d’une ultra-concentration où l’immobilisme des uns accentue la vulnérabilité des autres.
L’animation de la journée, qui culmine à un maigre montant de 3,46 millions de FCFA pour neuf transactions, a été dictée par BGFI Holding Corporation. Le groupe bancaire a vu son cours fléchir de 1,16%, s’établissant à 84 999 FCFA. Cette correction, bien que minime à l’échelle de l’émetteur, a mécaniquement amputé la capitalisation boursière globale, qui fond à 1 755,5 milliards de FCFA contre 1 770,2 milliards la semaine précédente.
À côté de ce mouvement, le reste de la cote s’est figé dans un calme plat. La SOCAPALM a assuré l’essentiel du volume résiduel avec 8 actions échangées au cours stable de 55 000 FCFA (440 000 FCFA), suivie par la BANGE (456 170 FCFA) et la SCG-Ré (21 499 FCFA).
Le véritable enseignement de ce début de mois se niche cependant dans les profondeurs du carnet d’ordres, révélant un marché de « coffres-forts ». La demande de titres est pourtant bien réelle : 612 ordres d’achat restent suspendus sur SAFACAM et 195 sur SOCAPALM. Mais en face, l’offre est inexistante ou inadaptée. Les donneurs d’ordres de la CEMAC conservent leurs lignes comme des placements de père de famille, bloquant la rotation des actifs.
Cette paralysie du marché secondaire est encore plus flagrante sur le compartiment obligataire. Les 32 lignes de dettes souveraines et privées affichent un encéphalogramme plat : zéro transaction. L’encours global reste stable à 1 265,9 milliards de FCFA, consolidant son niveau après l’ajustement mécanique lié à l’amortissement technique des titres de microfinance ACEP1 survenu fin juin. La BVMAC entame ainsi le premier mois du second semestre 2026 face à son éternel défi : séduire de nouveaux émetteurs pour briser ce face-à-face stérile entre acheteurs frustrés et vendeurs absents.
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